L’église Saint-Aignan à Chartres

L’Eglise Saint-Aignan à Chartres : une église en couleurs

Il est une église à Chartres où à chaque visite, c’est l’effet waouh assuré avec sa polychromie sur les murs et la charpente, l’église explose de couleurs. 

Quand vous arrivez sur la petite place pavée, vous y rentrerez par un joli porche renaissance. Ce porche tranche nettement avec la sobriété du portail central. Bienvenue dans l’église Saint-Aignan.

Et à l’intérieur, la couleur attirera votre regard de toute part. Peintures de la voûte de bois, peinture des murs et des piliers, lumières dans les vitraux 16e et 19e, l’église est un véritable joyau.

Des murs peints au 19e siècle

Attardons-nous sur les peintures des murs de l’Eglise Saint-Aignan à Chartres. Et n’imaginez pas que ces dernières sont le souvenir des peintures médiévales : elles furent décidées au moment de la restauration de la voûte (dont la date des peintures apparaît clairement sur une poutre : 1625) et il s’agit d’une réinvention totalement 19e réalisée par Emile Boeswillwald. Cet architecte, d’origine alsacienne, n’est pas un novice dans la restauration puisqu’il oeuvra avec Viollet Le Duc au château de Pierrefonds. Son décor révèle une vision du moyen-âge troubadour chère aux écrivains et artistes du 19e, dont Prosper Mérimée.

Les nombreuses esquisses de ses dessins sont conservées (je vous en ai mis quelques extraits) : ornements des faisceaux de piliers de la nef et du choeur, triforium, fenêtres hautes, ensemble du revers de la façade, bardeaux de la voûte et entraits. Les couleurs sont chatoyantes, vives.

Vitraux 16e et 19e siècles

L’église avait subi de nombreuses vicissitudes et avait failli être totalement démantelée à la révolution. Les vitraux furent pour certains, jetés dans la crypte ou dispersés. Lors de la restauration de l’église, on assembla plusieurs panneaux aux histoires différentes formant ce qu’on appelle plus communément des salades. Vous pouvez ainsi voir “Adam et Eve chassés du paradis” dans la même verrière que Sainte Barbe. Dans le bas-côté sud, un vitrail se donnera à voir particulièrement lorsque le soleil est au zénith : c’est le Saint-Michel” réalisé par Jean Jouan en 1547 avec ses tons dorés. Et puis, dans le déambulatoire, vous pourrez admirer les verrières 19e siècle réalisées Nicolas Lorin, fondateur de l‘atelier Lorin à Chartres.

Votre visite

Durée : 30 minutes à 1h Visite disponible dans le cadre de la visite Chartres au fil du temps