Visite guidée de la cathédrale de Chartres : à la découverte du zodiaque ! En visite guidée de la cathédrale de Chartres, vous serez certainement surpris d’entendre le mot zodiaque au niveau de l’édifice. Et pourtant, il y a maintes représentations des signes dans l’édifice. C’est ce que j’explique lors de mes visites. A l’heure des rappels calendaires sur nos téléphones ou autres réseaux sociaux, il est intéressant de savoir comment l’homme médiéval gérait son temps et surtout se repérait dans les heures, jours, mois saisons. Des journées bien rythmées ! En effet, bien souvent, ces hommes et femmes d’autrefois ne savaient pas lire et c’est le soleil qui rythmait leur temps de travail et les nombreux repères qui jalonnaient la journée. L’église gérait cette notion de temps par les moments de prière et de messe. Ainsi, les cloches des églises et cathédrales donnaient les grandes divisions du jour (8 tranches de 3 heures) : Frère Jacques doit sonner les Mâtines, juste avant l’aube, Les laudes étaient à l’aube, Prime : c’est la première heure avant le lever du soleil. Tierce à 9 heures, Sexte à 12 heures (qui correspondait à la sieste : on arrêtait de travailler), None à 15 heures (à noter que les anglo-saxons considéraient none comme le milieu de la journée, d’où le noon pour midi) Vêpres à 18h, Complies à 21h (c’était l’heure où les gens devaient être chez eux). Cependant, il faut savoir que les jours et les heures n’étaient pas égaux entre les saisons : une heure d’été était bien plus longue qu’une heure d’hiver. L’ange au cadran De même, pour repérer les mois, l’homme médiéval connaissait très bien le temps des travaux : comme le montre le Portail Royal de la Cathédrale de Chartres, ces travaux des mois (temps des vendanges, temps des moissons, temps de la chasse…) marquaient les grands moments de l’année. C’est aussi pour cela que la plupart des horloges de cette époque se trouvaient dans les églises et cathédrales. Pensons à Strasbourg et sa magnifique horloge, mais aussi à notre Cathédrale de Chartres qui possède : un cadran solaire – l’ange au cadran, cher à Rainer Maria Rilke-, le pavillon de l’horloge, une horloge astronomique dans son tour du choeur, les travaux des mois et les signes du zodiaque au portail de la Cathédrale, les mêmes signes du zodiaque représentés dans un vitrail du déambulatoire sud. L’horloge astrolabique Quand je fais une visite guidée de la cathédrale de Chartres, la plupart des visiteurs sont éblouis par la clôture du choeur. C’est ici que vous trouverez l’horloge astronomique (ou astrolabique). Les signes du zodiaque y sont représentés. Une aiguille « courbe » indique la position de la lune en fonction de chaque période de l’année. En savoir plus sur la restauration de l’horloge astrolabique de la cathédrale de Chartres. Les signes du zodiaque à plusieurs reprises accompagnés des travaux des mois La plupart du temps, ces signes sont représentées conjointement avec les travaux des mois. Voici quelques exemples extraits de notre cathédrale : le Verseau. Je vous ai mis la représentation du portail Nord de la cathédrale (baie de droite voussure extérieure). Du même portail, le signe du Cancer est représenté par une écrevisse. Et enfin au portail royal, baie de gauche, les signes du zodiaque et les travaux des mois… mais également, si vous regardez bien les petites colonnettes sculptées (un vrai régal), vous trouverez celle de la photo où sont installés les signes du zodiaque. C’est un vrai bijou, une dentelle de pierre ! La plupart du temps, ces signes sont représentées conjointement avec les travaux des mois. Voici quelques exemples extraits de notre cathédrale : le Verseau (mais vous retrouverez tout cela en visite guidée de la cathédrale de Chartres). Je vous ai mis la représentation du portail Nord de la cathédrale (baie de droite voussure extérieure). Du même portail, le signe du Cancer est représenté par une écrevisse. Et enfin au portail royal, baie de gauche, les signes du zodiaque et les travaux des mois… mais également, si vous regardez bien les petites colonnettes sculptées (un vrai régal), vous trouverez celle de la photo où sont installés les signes du zodiaque. C’est un vrai bijou, une dentelle de pierre ! N’oubliez pas de réserver votre visite guidée de la cathédrale de Chartres en ma compagnie ! Découvrez le pavillon de l’horloge ! Dans mes visites guidées autour du « temps », je vous présente ce joyau renaissance. Cliquer ici
Visites nocturnes à Chartres, mystères et caves…
Vous imaginiez peut-être que Chartres était truffé de souterrains menant tous à la cathédrale (vieille légende qui a la peau dure !). Nos archéologues qui, inlassablement, fouillent nos sous-sols et étudient notre ville « en dessous » vous diront que ce sont des caves profondes, multiples et superposées qui créent cette impression.
La maison Picassiette à Chartres
La Maison Picassiette, c’est l’autre lieu incontournable de notre belle cité Beauceronne. Raymond Isidore l’a construite et puis, pendant plus de 25 ans, il y a mis son âme. Ce n’est pas une fantaisie… c’est tout un univers, naïf et contemporain, véritable œuvre d’art à part entière et un travail incroyable : près de 30 000 heures de travail à manipuler plus de 15 tonnes de débris de faïence et de verre.
Le bleu de Chartres
Le bleu du 12e siècle : bleu de Chartres ! Qui n’a jamais entendu parlé du Bleu de Chartres ? merveilleux bleu de nos verrières du 12e siècle…. bleu inimitable ou bleu d’une technique différente à celui du bleu gothique ? Dans tous les cas la couleur Bleu reste indissociable de la ville de Chartres ! Cette couleur sublime appartient aux vitraux romans du 12e siècle. Et si je vous donnais la recette ? Une recette quasi millénaire ! Pour bien analyser cette recette, faisons confiance aux écrits d’un moine de la période : un certain Théophile qui s’est penché sur le sujet ! Au 12e siècle, pour réaliser le verre bleu, les artisans verriers employaient un fondant sodique dans lequel ils incorporaient du cobalt (de Saxe généralement) et de l’antimoine (opacifiant) ainsi que du cuivre et du fer. D’une nature très stable, le bleu ne s’altérait pas (ou très peu) : c’est lui compose Notre-Dame de la Belle Verrière ou encore l’arbre de Jessé. Au 13e siècle, la composition du verre change et devient potassique par l’incorporation de cendre de hêtre. C’est ce qui explique la nuance plus sombre du bleu gothique. Et comme il n’y a plus que dans notre cathédrale que vous pouvez voir autant de vitraux du 12e, on appelle ce bleu 12e Bleu de Chartres. Un bleu qu’on ne trouve pas uniquement à Chartres Mais soyons justes : il existe, en France, des vitraux avec ce merveilleux bleu roman et parfois antérieur à Chartres. Ainsi dans la cathédrale Saint-Julien du Mans, vous admirerez le vitrail de l’Ascension réalisé en 1120 soit 20 ans avant l’arbre de Jessé de Chartres. Vous pourrez voir du bleu de Chartres à Saint-Denis, Angers, Vendôme et même à Augsbourg en Allemagne ! Le bleu : une couleur médiévale En effet, c’est au 12e siècle que le bleu subit une véritable révolution. Auparavant, si on regarde toute l’histoire de l’art : point de bleu… l’Egypte ancienne seule utilisait cette couleur dans l’univers des tombeaux. N’oublions pas que pour les romains, avoir les yeux bleus n’étaient pas du tout un signe de beauté puisque cette caractéristique était propre aux barbares. C’est donc le Moyen-âge et plus particulièrement le 12e siècle qui vont donner au bleu ses lettres de noblesse. Et qui va être le 1er vecteur de « communication » du bleu ? la vierge… en fait, tout ce qui d’essence divine (monde céleste = bleu). A partir de cette époque, au 3/4, la vierge sera représentée en bleu. Dès les premiers capétiens, le royaume est « dédié » à Marie mais c’est Louis VII (au 12e !) qui adoptera définitivement la fleur de la vierge (Gabriel offre un lys à Marie) et la couleur azur. Le bleu devient donc royal… et par la suite, signe de conservatisme… puis de stabilité. Le saviez-vous ? Le bleu va être intégré à cette époque dans le nouveau spectre à 6 couleurs et devient l’opposé du rouge : ce qu’il est resté dans toute la symbolique… les révolutionnaires choisiront toujours le rouge et les conservateurs le bleu ! Pour les passionnés que vous êtes : je vous invite à suivre les conférences de Michel Pastoureau qui évoque ce bleu : http://www.louvre.fr/les-couleurs-du-moyen-agemichel-pastoureau Envie de mieux connaître le vitrail de la belle verrière ? La suite est ici avec les tentations de Jésus dans le désert. Envie d’une visite sur le thème du vitrail ? Je vous propose une visite à la découverte des vitraux et des clés de lecture.Cliquer ici
Jean Moulin : le 17 juin 1940
17 juin 1940… 18 juin 1940… Jean Moulin et le Général De Gaulle entrent dans l’histoire. Voici l’histoire de leur passage à Chartres.
Jean Moulin (né à Béziers en 1899) arrive à Chartres le 21 février 1939. Alors préfet, en septembre, il doit faire face aux multiples difficultés nées de la déclaration des hostilités avec l’Allemagne nazie.