La maison Picassiette à Chartres

La maison Picassiette : un lieu insolite à découvrir

Ce qui est incroyable à Chartres, c’est qu’ici, le gigantesque côtoie le petit et l’humain. Visiter la cathédrale, chef d’œuvre de l’art médiéval, est totalement naturel. On y est étourdi par les superlatifs du lieu. Et puis… comme une parenthèse, remonter la petite allée qui mène au petit pavillon construit par Raymond Isidore, nous ramène à l’humain.

Maison Picassiette

30 000 heures de travail et 15 tonnes de débris de faïence et de verre

La Maison Picassiette, c’est l’autre lieu incontournable de notre belle cité Beauceronne. Raymond Isidore l’a construite et puis, pendant plus de 25 ans, il y a mis son âme. Et ce n’est pas une fantaisie… c’est tout un univers, naïf et contemporain, véritable œuvre d’art à part entière et un travail incroyable : près de 30 000 heures de travail à manipuler plus de 15 tonnes de débris de faïence et de verre. Raymond Isidore, dit le Picassiette, ou Picasso des assiettes, avait la foi des bâtisseurs de cathédrale. C’est à la fin des années 30, qu’il commence sa réalisation. Il a fini de construire son pavillon où il s’installe avec son épouse Adrienne et les 3 enfants de celle-ci (il n’aura de son côté jamais d’enfant). Alors, il se promène dans les champs et découvre des morceaux de porcelaine : Picassiette est né. Peu à peu, il décore la salle à manger et les autres pièces suivent à l’intérieur.

"J'ai fait la maison à mon goût"

Chaque jour, il part à la recherche de sa précieuse matière première. Et regardez ce qu’il dit lui-même : “Je les ramassais sans intention précise, pour leurs couleurs et leur scintillement. J’ai trié le bon, jeté le mauvais. Je les ai amoncelés dans un coin de mon jardin. Alors l’idée me vint d’en faire une mosaïque, pour décorer ma maison. Au début, je n’envisageais qu’une décoration partielle, se limitant aux murs… L’esprit m’a dicté ce que je devais faire pour embellir la vie… Finalement, j’ai fait ma maison à mon goût…”.

La maison Picassiette Chartres

Raymond Isidore, un homme inspiré

Balayeur au cimetière, Raymond Isidore récupérait la faïence brisée et lui redonnait vie. On dit qu’il rêvait et puis réalisait ses rêves en mosaïque. Ainsi, sa maison devient un vrai voyage mais aussi une ode à sa ville et à la cathédrale, majestueuse. On y voit la porte Guillaume, la ville comme ses abords avec les paysages de l’époque près du Coudray ainsi que des beaucerons, le berger avec son chien et la femme avec son tablier. Un petit tour du côté du mont Saint-Michel et vous poursuivez votre balade. Fervent croyant, vous pouvez voir la cathédrale avec juste en dessous d’elle Marie, et tout autour les autres grandes cathédrales (le petit jeu est de les reconnaître !). Mais vous pouvez y voir également une ville orientale avec sa palmeraie, la palestinienne dans son jardin exotique et tant de détails issus de l’imagination de cet homme simple et passionné. Ce que j’ai trouvé touchant… les fleurs : présentes partout, peut être parce qu’on dit qu’Adrienne les aimait. Alors… cet été, le petit tour s’impose : vous découvrirez un univers fascinant et émouvant.

Il y a tellement à raconter sur l’intérieur, sur l’homme et son parcours… alors merci à La Maison Picassiette à Chartres de continuer de faire vivre l’esprit de Raymond Isidore.

Et si vous voulez découvrir des photos originales de la maison : rendez-vous sur la page Instagram Picassiette de l’arrière-petite fille de Adrienne.

Visites guidées de la maison Picassiette

Sur réservation, avec mon partenaire C'Chartres Tourisme, je vous emmène à la découverte de la maison.